Combattre le stress


"Prométhée", Gustave Moreau

Le stress est un grand mal du XXIème siècle. Il concerne chacun d’entre nous et se manifeste dans plusieurs types de situations. De la scolarité au monde professionnel, il est un frein au comportement exemplaire que nous souhaiterions adopter en toutes circonstances. Dans l’action, il nous conduit à prendre de mauvaises décisions.

Coachs, psychiatres, psychanalystes, partis politiques, marabouts, sectes… nombreux sont ceux qui proposent de nous en libérer afin que nous puissions conduire notre vie avec sérénité, maîtrise, dignité. Or, j’affirme que le stress est une construction de l’esprit dont nous pouvons nous débarrasser à partir d’une suite de sept mots si simples: « il n’y a rien à craindre. »

A priori, il n’y a qu’une seule chose à craindre: mourir. Or nous n’avons pas à craindre de mourir puisque nous n’en vivrons pas l’expérience immédiate. En outre, nous n’avons pas à craindre la mort puisque nous pouvons l’anticiper. Dans ce sens, nous devons apprendre à accueillir les évènements, chaque évènement, y compris la mort d’un proche, d’un ami, d’un frère, avec sérénité, maîtrise, dignité. La mort est le seul futur dont nous pouvons être sûrs et certains. A posteriori, il n’y a donc rien à craindre.

Alors, nous devons être impitoyables avec nous-mêmes comme nous devons être impitoyables avec les autres. Or, être impitoyable, cela ne veut pas dire devenir un monstre sans coeur, relativiste, individualiste, méprisable. Au contraire, nous serons impitoyables si nous nous rappelons à chaque instant qu’il n’y a rien à craindre, si nous le rappelons également et souvent à chacun de nos proches. Soyons de plus en plus impitoyables! Car armés d’un tel état d’esprit, nous nous comporterons avec les autres sans nous apitoyer ni sur notre sort ni sur le leur, mais en leur répétant, comme pour nous en convaincre, qu’il n’y a qu’une seule et unique devise pour vivre heureux et pour vivre libre: « il n’y a rien à craindre. »

Cette pensée d’Epicure dit exactement ce que je viens de dire:

La mort ne nous fait rien. Ce qui est décomposé ne sent point, et ce qui ne sent point ne nous fait rien.

Le stress est une souffrance dont nous pouvons nous débarrasser. Pour réussir et opérer enfin notre grande métamorphose, nous nous répéterons sans cesse, comme un psaume parfait, cette suite de sept mots pour ne jamais l’oublier: « Il n’y a rien à craindre. »

David Jarousseau

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *