« Ouverture culturelle » du concours Accès : une épreuve capitaliste?


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Parmi les épreuves du concours Accès pour intégrer une école de commerce, l’épreuve « Ouverture culturelle » est la plus singulière. Cette épreuve se compose de deux parties: la première consiste en la lecture d’un texte de 5 pages suivi d’un QCM composé de 10 questions ; la seconde en un QCM de culture générale composé de 65 questions. Au début de l’épreuve, qui dure 1h30 (45 minutes par partie), le candidat dispose d’un capital de points fixe qui fluctuera en fonction des réponses qu’il apportera. Toutes les réponses peuvent être vraies ou fausses. Chaque bonne réponse est créditée, chaque mauvaise réponse discréditée, l’absence de réponse stabilise le capital.

Ouverture culturelle Accès, partie 1: mémorisation

Au terme des trente minutes de lecture autorisées, il n’est plus possible d’accéder au texte: le candidat doit solliciter sa mémoire pour traiter en 15 minutes un QCM, chaque question comportant quatre options possibles. Ces quatre options sont chacune vraies ou fausses.

En fait, cette épreuve n’implique ni la mémorisation ni la concentration: elle engage davantage l’esprit tactique en vue de la rémunération du risque. L’absence de décision stabilise le capital de points dont le candidat dispose au départ. En l’absence d’investissement, il ne risque rien, il ne perd rien, mais il ne gagne rien non plus. Cette première épreuve s’inscrit donc pleinement dans l’objectif des écoles de commerce: tester le candidat sur son aptitude à envisager le risque comme le seul moyen de faire fructifier son capital de départ.

Ouverture culturelle Accès, partie 2: culture générale

L’étudiant dispose de trente minutes pour traiter 65 questions. Quatre grands horizons thématiques sont abordés:

  • Histoire, Géographie, Mythes et Religions
  • Idées, Sciences et techniques
  • Politique, Economie, Société
  • Arts, Loisirs, Médias

En considérant la variété des questions possibles, le candidat pourrait considérer que l’épreuve « Ouverture culturelle » requiert une culture générale incommensurable. En réalité, l’omniscience étant impossible, l’épreuve symbolise davantage la pensée capitaliste à laquelle doit souscrire le candidat: le gain provient moins de sa culture générale que de son aptitude à gérer le risque.

Cela dit, le candidat gagnera évidemment à disposer d’un minimum de culture générale. Faute de quoi, l’épreuve sera déterminée par le hasard, avec une probabilité d’échec statistiquement très élevée. A moins, bien sûr, que le candidat ne réponde à aucune question: son capital de départ demeurera stable; mais dans une épreuve qui le met en compétition, il ne peut pas s’attendre à dépasser la moyenne et à être concurrentiel.

Ouverture culturelle Accès: un entraînement au capitalisme concurrentiel 

Si le candidat s’entraîne, il découvrira que son capital de points fructifiera rapidement s’il cherche à maîtriser le risque. Par les probabilités, il peut calculer la rémunération du risque pris en fonction des questions dont il ignore la réponse. Cette épreuve est donc la métaphore parfaite de l’esprit d’entreprise.

Le candidat doit donc envisager l’épreuve « Ouverture culturelle » de façon stratégique. La culture générale peut être développée par l’étude régulière d’articles de presse: en repérant les mots-clés importants d’un article, il peut en rechercher les enjeux essentiels afin de pouvoir les mémoriser et les assimiler. Telle est la façon la plus simple d’engranger de la culture générale rapidement. Si le candidat veut encore s’améliorer, il pourra modéliser les savoirs afin d’associer des mots-clés à un sujet donné. Mais en définitive, un adepte de la théorie du chaos et des probabilités mathématiques a peut-être davantage de chances de réussir cette épreuve…

David Jarousseau

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