Milton Friedman, Capitalisme et liberté


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Milton Friedman, Capitalisme et liberté, Leduc.s Editions,
Paris, 2010

En économie, pour faire consensus sans difficulté, il suffit d’associer le capitalisme à la dérégulation de la finance, au patronat esclavagiste ou encore au « laisser-faire » des théories libérales ; le capitalisme, c’est la cause de toutes les injustices. Or Milton Friedman, prix Nobel d’économie, se joue des préjugés et donne du capitalisme une toute autre définition.

Friedman est convaincu qu’il faut limiter la puissance coercitive de l’Etat, lequel doit se contenter d’honorer ses fonctions régaliennes (défense, police, justice) pour ainsi faire place à un capitalisme de concurrence. En effet, « chaque jour apporte de nouveaux problèmes et un nouvel ordre des choses. C’est pourquoi l’on ne peut fixer une fois pour toutes le rôle de l’État en termes de fonctions spécifiques. »

Qu’est ce que cela veut dire ?

Cela veut dire qu’il faut en finir avec l’impôt sur les sociétés afin qu’une entreprise puisse faire croître son capital et recruter – ou disparaisse, conformément à la théorie de la « création destructrice » de Schumpeter. Cela veut dire aussi qu’il est indispensable de limiter la dépense publique et de favoriser une mise en concurrence des prix  pour relancer la croissance de manière efficace. En fait, il faut tout déréglementer, y compris l’école, comme cela se fait d’ailleurs en Suède aujourd’hui : les orientations et les innovations pédagogiques développées par chaque établissement permettent aux parents de plébisciter l’enseignement qui est adapté à leur enfant.

Tout cela veut dire que le capitalisme est la voie qui permet à chacun de vivre selon ses capacités réelles – autrement dit, selon le capital que l’on parvient à constituer.

David Jarousseau

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