Quintus Cicéron, Petit manuel de campagne électorale


Quintus Cicéron, Petit manuel de campagne électorale

Quintus Cicéron, Petit manuel de campagne électorale, traduit du latin par J.-Y. Boriaud, Arléa, Paris, 1992

Préparant sa première campagne électorale, le célèbre orateur Marcus Tullius Cicéron reçoit les conseils avisés de son frère Quintus, qui est gouverneur d’une province romaine. Ainsi, Cicéron doit savoir qu’ « il existe trois choses pour forcer la sympathie et pousser les hommes à faire campagne : la reconnaissance pour services rendus, l’espérance et l’inclination naturelle ». Il convient donc d’exprimer sa sollicitude aux citoyens, de les concerner tous, quelle que soit leur condition, afin de constituer ensuite un groupe d’obligés, disposé à promouvoir sa candidature. En aucune façon la cruauté ne doit être une méthode à employer pour réussir la campagne ; pour autant, il ne s’agira pas d’en négliger l’importance une fois les rênes du pouvoir en mains. Tel est le prix qu’il faut payer pour sortir victorieux. Telle est, selon Quintus, une manière de faire de « Cicéron » un autre nom de l’Histoire des Hommes.

David Jarousseau

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