François Lenglet, La fin de la mondialisation


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François Lenglet, La fin de la mondialisation, Fayard, Paris, 2013

Les populations des différentes régions du globe se sont rapprochées au point de se voir emportées ensemble et souvent contre leur gré dans le mouvement de la mondialisation, prises en tenaille entre les effets bénéfiques de l’interdépendance des flux commerciaux et les inégalités que le libéralisme engendre dès que la machine à sous s’emballe. En décortiquant l’histoire économique et son alternance de phases d’internationalisation et de protectionnisme, François Lenglet dénonce les failles d’un système dérégulé propice aux transactions financières qui aboutissent inévitablement aux crises monétaires et sociétales comme celle que nous traversons depuis 2007. A rebours du consensus des experts, l’éditorialiste chroniqueur dénonce les alliances douteuses entre dirigeants politiques, banques et multinationales afin d’expliquer les mécanismes qui concourent à l’échec toujours avéré des instances de contrôle des échanges.

Le remède prescrit pour faire face à la folie spéculative que le monde vient de connaître est clair: rétablir les frontières commerciales et privilégier une gestion plus saine, plus responsable. Or, aucune décision efficace n’a encore été prise dans ce sens pour éviter de tomber dans les mêmes écueils qui ont conduit, à chaque fois, à la faillite du modèle économique en vigueur.

Guillaume Dupire

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