L’oral du bac de français est-il injuste ?


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Lors de la remise des résultats du bac de français, l’oral de littérature est l’épreuve qui suscite souvent la surprise, bonne ou mauvaise. Est-ce que cela veut dire que la note se fait sur la base du préjugé ?

Effectivement, nous le croyons ! Cela ne signifie pas pour autant que l’évaluation soit exclusivement fondée sur le préjugé : nous affirmons néanmoins que le préjugé exerce une influence majeure sur la note définitive. C’est la raison pour laquelle il faut nous préparer à cette épreuve en travaillant notre communication non-verbale : comment éviter le préjugé défavorable ?

Nous préconisons une attitude neutre. Expliquons-nous : il est fondamental que nous incarnions « l’élève » dans toute sa splendeur, celui qui est là pour restituer ses connaissances. Par conséquent, aucun indice de séduction ne doit être visible  – pour les filles : vernis à ongle et boucles d’oreille sont à proscrire. En fait, nous devons non seulement neutraliser notre identité sexuelle, mais aussi l’idée que l’examinateur pourrait se faire de notre condition sociale : pas de marque, pas de tenue trop apprêtée, pas d’excentricité. Stratégiquement, nous gagnerons à n’être rien ni personne sur les plans sexuel et social. Nous devons n’être rien d’autre… qu’un élève. Un élève, au sens cliché du terme. Alors, soyons stratèges : dans L’Odyssée d’Homère, Ulysse triomphe du cyclope Polyphème par sa métis, sa ruse : « Mon nom est personne », répond-il au cyclope. Le Cyclope, c’est l’examinateur !

Le jour de l’épreuve, pour nous jouer du cyclope, déguisons-nous… en personne !

David Jarousseau

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